jeudi 12 avril 2018

La bonne table française à bord du Champlain !







Il n'y avait pas que le ruban bleu pour s'illustrer face à la concurrence et c'est tant mieux, Champlain n’aurait eu aucune chance ! Il y avait le luxe dans le confort, les services, mais surtout un art où les français excellent, celui de la gastronomie, de la haute-cuisine ! 

Plantons d'abord le décor : à défaut de vous présenter les cuisines, nos recherches n'ayant pas abouties pour l'heure, voici les salles à manger :










Aux fourneaux, excellaient des chefs de haute réputation. Voici menée par Jean Reguer, la brigade* en fonction en 1934, date à laquelle elle a reçu le Grand-Prix d'Honneur au cours de la 66° Exposition Culinaire, organisée au Central Palace de New-York




Source, crédit-photo : French Lines



Lesquels concoctaient des menus qui égalaient les grandes enseignes parisiennes




Collection privée de l'auteur



Collection privée de l'auteur













Collection privée de l'auteur






Et bien sur, une carte de vin aux crus prestigieux :






Le service était assuré par un bataillon impressionnant de garçons de restaurant sous les ordres d'un chef de rang vigilant




Christofle, fournisseur officiel de la C.G.T., assurait le stock considérable de couverts bien sur, mais aussi plateaux, soupières, saucières, légumiers, seaux à glace, services à café, à thé, etc.

La vaisselle était fournie par faïenciers de Montereau ou porcelainiers de Limoges

Il est utile de prévenir qu'aucun élément ne portait le nom de l'unité qu'il servait, mais celui de la compagnie. Il n'y a donc jamais eu de couverts signés Champlain ou Normandie (Attention donc, aux faux qui circulent sur les sites de ventes...).














Source et crédit photo : French lines






* Une brigade se composait de bouchers, volaillers, poissonniers, légumiers, sauciers, rôtisseurs, entremettiers, patissiers, sommeliers


                                              Xavier Cuvelier-Roy





J'ai toujours eu des rapports "délicats" avec mes chefs-cuistots embarqués !












jeudi 22 mars 2018

Bienvenue, faisons connaissance.







Enfant, début des années 50 (du siècle dernier... ), j'habitais Honfleur et j'étais fasciné d'apercevoir "de l'autre coté de l'eau"* le ballet incessant des "transats" qui entraient/quittaient Le Havre, De Grasse, Scythia, Ile de France, Liberté (que j'ai visité) Flandre, etc... En même temps, je découvrais le Sirius (Trésor de Rackam-le-Rouge, aventures de Tintin).

J'en ai gardé une grande passion qui fort heureusement, me poursuit toujours.

Je n'ai pas eu la possibilité de voir le Champlain, et pour cause : il a explosé sur une mine le 17 juin 1940 et, immobilisé,  achevé en 2 torpilles par un courageux capitaine d'Uboot quelques jours plus tard.

En 1970, mon beau-père me fit cadeau d'une carcasse de maquette-vitrine d'agence de voyages. Un bout de bois assez grossier, mais je déchiffrais à la proue, le tracé d'un nom... CHAMPLAIN ! 

Une nouvelle idylle maritime était née ! 

Au fil des articles, nous re-découvrirons l'histoire extraordinaire de ce paquebot, avant-garde d'un autre à venir, NORMANDIE, le premier très apprécié des américains, le second, jalousé et peut-être même... bon, ne polémiquons pas !

Ce blog est édité sous l'égide et avec le parrainage de celui du Lydia-Moonta, et plutôt que de multiplier les "diffuseurs", c'est sur sa page facebook , dans la rubrique Lydia-Moonta-magazine, que je communiquerai.  

Prêts à appareiller ? Alors, en avant-toute !
*: "de l'autre coté de l'eau" : expression honfleuraise pour désigner Le Havre.

Bonne lecture.


Xavier Cuvelier-Roy


mercredi 14 mars 2018

Bel envoi d'un cousin d'Amérique !





Nous l'avons signalé à plusieurs reprises, les américains, bien davantage que les français (en général), conservent de précieux souvenirs sur les paquebots de la French Line.

Au courrier,  provenant des Etats-Unis, cette très belle surprise d'un fan américain qui nous adresse un document inestimable puisque "fait maison" : Départ de New-York du Champlain, traversée , rencontre avec Normandie et l'arrivée à Plymouth, à l'occasion des Jeux-Olympiques de 1936. Nous en avons extrait le seul passage concernant le paquebot, pour plus de confort de lecture.


Merci à Bill Tilley et merci à tous ceux qui, suite à mon appel, adresseront à leur tour ce type d'archives.





Hello !

I was so thrilled to find your blog about the Champlain. It's fantatsic. Champlain has been an obsession of mine since I was a boy. 
I found this wonderful home made film of a trip to the Olympics in 1936....the Champlain is shown in a big way in new york abd passimg the Normamdie at sea! The end hs some great shots of her at Plymouth as passengers disembark. I thimk you will love this film. Enjoy it!


Bill Tilley

 
Salut !


 J'ai été ravi de trouver votre blog sur le Champlain. C'est fantastique. Champlain est une de mes obsessions depuis mon enfance.
J'ai trouvé ce merveilleux film fait maison d'un voyage aux Jeux olympiques en 1936 ... le Champlain est montré de façon spectaculaire à New York en passant devant le Normandie en mer ! La fin est belle à Plymouth lorsque des passagers débarquent. Je pense que vous allez adorer ce film. Profitez-en! 

Bill Tilley



© Bill Tilley/USA




jeudi 4 janvier 2018

Une bouteille à la mer lancée du Champlain.

Un traversée de l'Atlantique peu ordinaire !

Touchante et délicieuse anecdote que cette mise à l'eau d'une bouteille le 3 mai 1939 par 2 mousses du Champlain 'dont nous ne connaissons que les initiales F.G. et J.M), et retrouvée un an plus tard aux îles Canaries, 25 jours après que le paquebot ait explosé en rade de La Pallice.




source, crédits-photos : Augustin Pallarés-Padilla, Lanzarotte



Grand amateur de bouteilles... je puis vous apporter quelques précisions quant-à cette pratique dont on ne connait pas précisément les origines : 

"Une bouteille à la mer est un moyen de communication consistant à inscrire un message sur un bout de papier, à l'insérer dans une bouteille (ou tout autre récipient) et à jeter celle-ci dans une mer ou un océan, sans destinataire précis avec l'espoir que quelqu'un finisse un jour par la trouver, au gré des courants".

La plus ancienne trouvaille à ce jour est celle d'une  bouteille  jetée dans la mer du Nord le 30 novembre 1906 par le biologiste marin George Parker Bidder et retrouvée  en avril 2015 sur une plage des îles Frisonnes par une retraitée de la poste allemande, soit 108 ans et 138 jours


"Un message de ce type est extrêmement aléatoire car, pour qu'il finisse par être lu un jour, il est nécessaire :
  • que la bouteille soit effectivement entraînée au large, et ne revienne pas aussitôt à son point de départ, au gré du ressac ;
  • que la bouteille ne coule pas, ni ne soit cassée ;
  • qu'elle soit parfaitement étanche, pour que l'eau ne dégrade pas le document qu'elle contient, et que sa flottabilité ne soit pas altérée ;
  • que les caractéristiques du document lui permettent de résister à une exposition au soleil, éventuellement longue ;
  • que la bouteille s'échoue sur une côte assez fréquentée, pour être trouvée, sans s'ensabler ni être recouverte par les algues ;
  • que quelqu'un s'aperçoive qu'il y a un message à l'intérieur...
  • que la bouteille, si elle ne s'échoue pas, soit remontée par un chalut de pèche"(citations wikipedia)
  • qu'il est recommandé de l'écrire avec un crayon à mine de plomb (comme sur les journaux de bord), seul à ne pas se décomposer à l'eau comme le fait l'encre.


Personnellement, j'en ai jeté quelques unes par dessus bord (oui, ce n'est pas très écologique, je l'avoue) mais je vous certifie qu'elles ont toujours étés vidées auparavant ! Je crains que cette pratique ne perde tout son charme et sa poésie depuis que mon ami Tryphon Tournesol a mit au point une clé Usb garantie contre l'humidité ! 










samedi 23 décembre 2017

Le Champlain inaugure le môle du Verdon



1929 : Le Port-Autonome-de-Bordeaux soucieux de valoriser sa façade atlantique, a entrepris des travaux gigantesques pour l'époque au Verdon, situé à l'embouchure de la Gironde, le plus grand estuaire d'Europe. Édifié en 4 ans par 1000 ouvriers, dans le style art-déco tardif, disposant d'une double plateforme, autos à l'étage, chemin de fer à la base, (la première ligne électrifiée de la toute nouvelle SNCF !), doté d'amortisseurs hydrauliques d'accostage, relié à la côte par un viaduc de 370 m. Les usagers gagnaient un temps considérable, Bordeaux étant située à plus de 100 kms. 




Il fallait une star pour l'inauguration et ce fut le Champlain de la Compagnie Générale Transatlantique qui fut invité. Le 22 juillet 1933, arrivant directement de New-York, il y débarqua environ 700 pèlerins pour Lourdes. Après une visite au pas de charge par les autorités, il reprit la mer pour sa destination finale, Le Havre, offrant en souscription une mini-croisière de deux-jours/une nuit à 150 personnes. 

Le mythe : les meilleures prises de vue du paquebot, en tous cas les plus connues, ayant été prises au Verdon pour cette occasion, d'aucuns conclurent un peu hâtivement à l'existence d'une ligne transatlantique Bordeaux-New-York ! Il n'en a rien été, le Champlain n'ayant fait halte au môle du Verdon qu'une matinée et... n'y revint jamais !






source et crédit-photo : en attente localisation, droits-réservés





source et crédit-photo : © French lines


source, crédit-photo : Éditions Tito


source et crédit-photo : port-autonome de Bordeaux


source et crédit-photo : Éditions Delboy



Avant-gardiste pour les uns, décrié par d'autres, le môle accueillit environ une centaine de rotations de paquebots avant d'être anéanti par les troupes allemandes de la poche de Royan.


source et crédit-photo : Éditions Gilbert


source et crédit-photo : en attente localisation, droits-réservés






source et crédit-photo : IGN/Geoportail

Ironie de l'histoire :


Le Champlain fut donc le premier paquebot à accoster le môle. Il fut, hélas aussi le premier a être détruit au début de la seconde guerre mondiale, alors qu'il avait été désigné pour emmener les parlementaires français en Afrique.

Le Massilia devait le remplacer pour cette mission et... ce fut le dernier paquebot à quitter le môle !!!

mercredi 20 décembre 2017

Publications diverses à propos du paquebot Champlain





Numéros 93 & 94, Navires et Histoire 
(collection personnelle de l'auteur)







Revue l'Illustration n° 4616 du 22 août 1931
(collection personnelle de l'auteur)



Revue l'Illustration, n° 4659 du 18 juin 193 
(collection personnelle de l'auteur)






Revue l'Illustration, n° 4718 du 5 Août 1933 
(collection personnelle de l'auteur)



 

Mémoire de la French-Lines, Éditions PTC, pages 24 à 27  
(collection personnelle de l'auteur)




Éditions Bill Tilley
(collection personnelle de l'auteur)




(collection personnelle de l'auteur)





Coupure de journal, promotion (annuelle) du pèlerinage, New-York/Lourdes 








(collection personnelle de l'auteur)



Reportage sur l'Ile de France, le Champlain et le Paris :


(collection personnelle de l'auteur)






(collection personnelle de l'auteur)

















(collection personnelle de l'auteur)

(collection personnelle de l'auteur)


Publications internes à la Compagnie Générale Transatlantique :

























(collection personnelle de l'auteur)












(collection personnelle de l'auteur)